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Usage de l’Internet: « Les internautes maliens plus consommateurs que producteurs», selon l’ISOC Mali

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Créée au Mali 1998, Internet Society – Chapitre Malien (ISOC Mali) est une association à but non lucratif entièrement dédiée au développement de l’internet au Mali. Elle est le chapitre national du Mali d’Internet Society internationale. Depuis 2018, l’association a commencé à mener une enquête sur l’état de l’Internet au Mali dont elle a diffusé les résultats auprès des différents acteurs intervenant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). Si la première enquête réalisée en 2018 n’a concerné que le District de Bamako pour faire l’état de l’Internet au Mali, celle de 2020 a concerné en du District de Bamako, douze autres localités réparties sur l’ensemble du territoire malien. Il s’agit de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Kita, Bougouni, et Koutiala. Le présent rapport s’inscrit dans la continuité et dans la suite logique des activités de l’Internet Society Internationale qui élabore chaque année un rapport mondial sur l’Internet. 

L’étude consiste d’une part à dresser un profit objectif de l’Internet sur toute l’étendue du territoire malien et d’autre part à collecter des informations sur les usagers, les faits et méfaits des réseaux sociaux très répandus actuellement aussi bien en zones urbaines que rurales. Le but final étant d’acquérir une meilleure connaissance du développement du numérique dans notre pays.

L’une des phases les plus importantes de cette étude concerne la collecte des données auprès des utilisateurs.

L’équipe de pilotage de l’étude a débuté ses travaux par l’élaboration d’un questionnaire couvrant tous les aspects du sujet de l’enquête. Le questionnaire a été installé sur les Smartphones des superviseurs et des enquêteurs déployés sur les 13 zones de l’enquête.

Pour le rapport de 2020, les responsables de l’ISOC Mali ont jugé nécessaire de mener cette étude par étape. La première s’est intéressée à l’état de l’Internet au Mali et la seconde à celui des réseaux sociaux.

L’enquête de l’utilisation de l’Internet au Mali a été résumée en 21 questions et celui des réseaux sociaux en 13. 

Au cours de la première phase, 6 551 personnes (toutes catégories d’âge concernées dans l’intervalle 18 à 40 ans) ont été enquêtées dans les treize localités.

Sur la question à savoir : « quelle application de réseaux sociaux les internautes maliens utilisent-ils ? », 21 620 réponses ont été collectées par les enquêteurs. Il ressort de cette enquête que cinq applications principales viennent en tête des choix cochés : whatsapp 29,69% des réponses, Facebook avec 26,01%, Youtube avec 16,74%, Instagram avec 6,27% et Twitter avec 4,81%.

On remarque que les outils interactifs et productifs, orientés vers la création de contenus comme Skype et Linkedin sont peu utilisés. Selon les enquêteurs, ce fait met en évidence que les personnes enquêtées sont plus consommatrices que productrices de contenus, d’où la pauvreté du web malien en contenus locaux.

Autre constat remarquable du rapport 2020 de l’ISOC Mali, c’est le fait que 70% des Maliens enquêtés utilisent leurs téléphones dans les lieux de culte (mosquée, église, cimetière) où le silence, le respect et le recueillement sont la règle. C’est dire que les réseaux sociaux viennent bousculer les traditions de respectabilité et de bienséance de notre société sans que personne ne n’en émeuve, ne s’en inquiète.

Pour les mises en ligne d’informations ou de données concernant d’autres personnes, les enquêteurs affirment demander leur avis avant toute publication à 59,69%, ce qui est remarquable. Selon le rapport, il y a tout de même 40,31% de personnes enquêtées qui balancent la publication en ligne sans demander l’avis de l’intéressé. Ce qui est tout à fait condamnable. 

C’est dire qu’il y a là un gros travail d’information et de sensibilisation à effectuer par l’Autorité de Protection des Données à caractère personnel)  et par l’ISOC Mali pour que les internautes maliens comprennent toute l’importance des lois sur la protection des données à caractère personnel de même que les notions de droits d’auteur. 

Sur le plan finance, les enquêteurs ont voulu aussi savoir combien les internautes maliens dépensent en connexion chaque jour. Les résultats de l’enquête fixent le montant dépensé dans la connexion par internaute en moyenne à 15 000 F CFA par mois avec au maximum 30 000 F CFA par mois.

Nous y reviendrons….

www.investirmali.com

 

 

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