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jeudi, 7 juillet 2022

Reformes politiques et institutionnelles au point mort : Virer Choguel ou le chaos !

Ça y est ! Les soupçons  du Conseil national de la Transition (CNT), sur l’immobilisme jusque là latent, dans le chantier de la refondation sous le Premier ministre,  Choguel Kokalla Maïga, se sont confirmés. Les Conseillers nationaux avaient raison de douter d’un Premier ministre qui passe le clair de son temps à clasher les acteurs du mouvement démocratique ou encore de repondre aux attaques verbales de la France ou des dirigeants de la Cedeao.  

En demandant compte sur l’état de santé du processus de la refondation, les camarades de Malick Diaw ont désespérément compris qu’ils avaient à faire avec un Premier ministre qui n’est bon que dans les rêveries de la rue, non en face des dures réalités de la nation. Aux questions simples qui lui ont été posé, Choguel Kokalla Maïga a titubé plusieurs fois, s’est même perdu quelques temps dans ses notes. Il a même, par moment, joué à la victime avant d’exprimer sa volonté de s’améliorer. Mais, au même moment des moyens financiers sont mobilisés pour invectiver tous ceux ou celles qui portent un regard critique sur son passage devant le CNT. Faudra-t-il croire à un homme d’Etat qui tente de se faire prévaloir de ses propres turpitudes ?

Malgré sa promesse de faire des réformes politiques et institutionnelles nécessaires  pour qu’il n’y ait jamais de coup d’Etat au Mali, on se rend compte, dix mois passés à la tête du gouvernement, que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga n’a rien réussi sur le chantier de la refondation politique. Constamment en guerre avec la classe politique malienne, censée être son premier allié dans ces reformes politiques et institutionnelles, et sans laquelle  il ne peut rien réussir sur ce plan,  Choguel a prouvé que sa personne et ses agissements belliqueux et revanchards constituent un véritable obstacle pour ces réformes politiques et institutionnelles qui ne verront jamais le jour sous son règne à la primature.

 

D’ailleurs, certains disent même que ces réformes politiques et institutionnelles, pour lesquelles il justifie en partie la nécessité de prolonger la transition de deux ans, n’ont jamais été son souci. Lui, le nostalgique de l’époque du parti unique. Pire, il nous revient que son comportement nuit aussi aux actions et autres initiatives de son ministre en charge de l’Administration territoriale qui est le vrai artisan de ces réformes politiques et intentionnelles. Il tue toutes les initiatives de ce dernier dans ce sens par ses agissements m’as-tu vu.

 

Un bras de fer inutile avec la Cedeao !

Aussi depuis le passage de Choguel Kokalla Maïga devant le CNT, les Maliens se rendent compte qu’il les baignait, depuis trop longtemps, dans un vaste fleuve de mensonge. Les fronts, qu’il a ouverts partout et contre tous les partenaires stratégiques et traditionnels du Mali, ne porteront pas de fruits. Et le Peuple aura souffert inutilement des conséquences de ces fronts qui sont à la fois d’ordre économique, diplomatique, commerciale, sécuritaire.

Comme le dit l’artiste ivoirien Dj Kérozen, “le second nom de Dieu, c’est le temps’’. Le Peuple se rend compte, aujourd’hui, qu’il a fait une erreur sur la personne de Choguel qui s’est engagé dans une guerre inutile avec la Cedeao qu’il savait pertinemment ne pas pouvoir mener jusqu’au bout. Ils sont aujourd’hui à se mordre le doigt ces mouvements anti-Cedeao et anti-Farnce. Car, à vrai dire Choguel les avait fait rêver un Mali hors Cedeao et en  rupture totale avec l’ex colon. C’est dur aujourd’hui pour eux de découvrir, aujourd’hui, que tout cela n’était que leurre et tromperie. Ils découvrent, aujourd’hui, un Premier ministre belliqueux et orgueilleux qu’il n’a pas les moyens de sa propre politique. En clair, il n’a jamais eu l’intention de retirer le Mali de la Cedeao comme il le laissait croire à travers ses agissements. D’où les interrogations légitimes des Conseillers du CNT, qui comme tous les Maliens, avaient du mal à le suivre dans sa démarche tordue. Celle d’un dirigeant incapable et mal inspiré qui pilote à vue!

Mais désormais, une chose est claire pour tous les Maliens. Choguel est désormais hostile à la Cedeao, seulement il est incapable de pouvoir conduire, en seize mois (proposition de la Cedeao)  les réformes nécessaires à la refondation du Mali. Et, il se cache derrière l’avis des experts dont on ne sait rien de leur crédibilité pour gagner du temps oubliant que personne ne le force de rester à la primature. Monsieur le Premier ministre, si vous ne pouvez pas, faites vos bagages. Vous n’êtes pas le seul Malien instruit ! N’est ce pas la preuve que  le Choguelisme est à son déclin. Choguel n’en peut plus. Les regards sont désormais fixés sur le président de la Transition qu’il appartient  de trouver quelqu’un d’autre, peu bavard que lui,  mais qui travaille beaucoup pour faire toutes les reformes dans le délai exigé par la Cedeao.

Aujourd’hui, les Maliens ne veulent plus d’un Premier ministre qui reconnait publiquement ne pas avoir les moyens de sa politique de faire respecter la souveraineté du Mali face à la Cedeao, l’Uemoa et la France, avec lesquelles il ne veut pas non plus rompre. En un mot, Choguel doit payer pour son incohérence!

Youssouf Z

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