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Marché de la fripe : La Covid-19 fait fuir les clients

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A Bamako comme partout au Mali, les habits de la fripe appelés « yougouyougou » qui viennent de l’Europe et d’Amérique sont très prisés. Cette préférence du Malien moyens envers ces habits se justifie du fait qu’ils se livrent à tout prix. Mais en cette période de pandémie, les clients boudent ces commerces de fripe de peur de se faire contaminer par la Covid. Conséquence, les commerçants de la fripe rasent le mur.

Selon Oumar Diarra, commerçant de la fripe depuis 10 ans au marché de Sougounicoura, le temps est cailloux.  « Les clients ne se pointent plus comme il faut depuis l’apparition de la pandémie de la Covid-19. Ils ne viennent à compte goutte. A peine, je reçois 5 clients par jour. Et la plupart de ceux qui viennent ne mettent pas le prix. D’habitude, c’est les boss qui valorisent un peu nos habits. Mais ceux-ci ne viennent plus de peur de la pandémie. Ils craignent pour leur santé. D’après eux, il n’est pas prudent d’acheter les friperies sous le prétexte que qu’elles viennent des pays de forte concentration de la pandémie de la Covid-19. Selon eux, il est possible qu’ils attrapent la Covid-19 à travers ses habits. C’est une appréciation erronée des friperies qui sont aujourd’hui, comme hier et tout le temps désinfectées avant d’être acheminées au Mali. Nous souffrons énormément de cette situation. J’ai même envie de me convertir aujourd’hui tellement les clients se font rares», explique le commerçant.

A en croire Mamoutou Tangara, promoteur d’un magasin de friperie à Lafiabougou marché, la Covid-19 a enterré ce sous-secteur du commerce. «D’habitude, je prenais quatre lots d’habits de fripe que j’écoulais en deux semaines. Depuis l’apparition de la covid-19, je ne prends que deux balles maintenant. Et j’ai de la peine à vendre ces deux balles en un mois. Il y a aujourd’hui une baisse drastique de fréquentation des clients et une cherté du produit du fait de la limitation de la mobilité des personnes et des marchandises. Nous ne voyons presque plus les revendeurs qui sillonnent les marchés », dit le grossiste.

 Une crainte des clients qui se justifient
Même constat pour Souleyane Sangala rencontré au grand marché de Bamako et importateur de fripe depuis 20 ans. «Avant, nous recevons des bateaux tous les 10 jours en provenance d’Italie, d’Angleterre ou des Amériques. Mais ces bateaux arrivent moins en moins. A peine, nous avons des marchandises dans le mois du fait de la pandémie de la Covid-19. C’est ce qui explique la rareté des friperies sur nos marchés. Car, beaucoup de vêtements, qui nous arrivaient, sont brûlés sur place  pour éviter la contamination de la Covid-19. Et beaucoup d’ouvriers sont en quarantaine. Tout cela fait flamber le prix du conteneur. À cela s’ajoute les difficultés que nous avons à épuiser le stock que nous avons», regrette le commerçant.

www.investirmali.com

 

 

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