fbpx
33.2 C
Bamako
jeudi, 7 juillet 2022

La dette mondiale a atteint un niveau record en 2020

226.000 milliards de dollars. C’est le niveau record atteint par la dette mondiale au cours de l’année 2020, a annoncé le Fonds monétaire international (FMI). Ce montant, qui s’est envoyé sous l’effet de la crise provoquée par la pandémie, représente 256 % du Produit intérieur brut mondial. C’est 28 % de plus que son niveau de 2019, soit la plus forte hausse de la dette mondiale depuis la Seconde guerre mondiale.

« Les emprunts des gouvernements ont représenté un peu plus de la moitié de cette hausse » se hissant aussi à un record (99 % du PIB mondial) tandis que « la dette privée des sociétés non financières et des ménages a également atteint de nouveaux sommets », ont détaillé dans un article de blog Vitor Gaspar et Paulo Medas, responsables des affaires budgétaires du FMI, et Roberto Perrelli, économiste du Fonds.
Les économies avancées pèsent particulièrement lourd dans cette augmentation : leur dette publique est passée d’environ 70 % du PIB en 2007, à 124 % en 2020, pointent les auteurs. Au total, la seule dette des gouvernements représente désormais près de 40 % la dette mondiale totale, « soit la part la plus élevée depuis le milieu des années 1960 », précisent-ils.

Eviter une vague de faillites
L’accumulation de dette publique est la conséquence directe de deux crises économiques majeures, la crise financière mondiale de 2008, puis la pandémie de Covid-19. En 2020, « la forte augmentation de la dette était justifiée par la nécessité de protéger la vie des personnes, de préserver les emplois et d’éviter une vague de faillites », soulignent-ils. « Si les gouvernements n’avaient pas agi, les conséquences sociales et économiques auraient été dévastatrices ».
Néanmoins, ils observent aussi que ce niveau de dette amplifie les vulnérabilités, d’autant plus que les conditions de financement seront, à l’avenir, moins favorables avec des hausses de taux d’intérêt attendues dans un contexte de forte inflation. « Les niveaux élevés d’endettement limitent, dans la plupart des cas, la capacité des gouvernements à soutenir la reprise et la capacité du secteur privé à investir dans le moyen terme », rappellent-ils enfin.

Source AFP

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publications recentes