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Entreprenariat : BRAMALI dans l’œil du cyclone

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Tous les membres du comité syndical de BRAMALI ont été convoqués à la gendarmerie de Senouhier 21 avril 2021. En représailles, tous les travailleurs sont sortis pour manifester devant l’entreprise. Mais plus rien ne marche chez BRAMALI, le géant de la brasserie malienne, dont le Directeur des ressources humaines (DRH) est accusé de mener la vie dure aux employés. Le comité syndical ne veut plus de cet homme au passé inquiétant, mais il est couvert par la direction. Tout se passe sous le regard complice de l’actuel Directeur général,Benjamin Brown, qui a décidé de régler ses comptes avec certains travailleurs avant son départ définitif du Mali dans moins d’un mois.

BRAMALI, l’entreprise malienne affiliée au groupe CASTLE, risque de tout perdre dans un contexte de concurrence. Les travailleurs estiment que tout allait bien jusqu’au recrutement d’un Directeur des ressources humaines du nom de Mamadou Diallo. Ce dernier est arrivé au sein de l’entreprise en 2017 après le départ à la retraite de son prédécesseurSeydina Oumar Diawarra. Il se trouve que le nouveau DRH a une très mauvaise réputation auprès des travailleurs dans d’autres secteurs d’activité.

Selon des travailleurs de BRAMALI, Mamadou Diallo a déjà été chassé par les travailleurs de certaines entreprises où il est passé. Il a notamment été à la Manutention Africaine, à KafoJiginew et dans des entreprises minières bien connues.Dès son arrivée à BRAMALI, il a tenu à rassurer les travailleurs sur ce qui se raconte à son sujet. En clair, il a expliqué aux travailleurs qu’il n’est pas le monstre impitoyable que l’on décrit.

Mais les travailleurs qui croyaient durs comme fer en lui ont été surpris de constater que le nouveau DRH a mis à profit le premier mois de son travail pour supprimer des avantages sociaux non écritsdans l’accord d’établissement; des avantages dont bénéficiaient surtout les travailleurs. Ainsi, il s’est attaqué aux rimes de rotation, aux dotations en boissons pour les commerciaux, aux tickets de restauration supplémentaires pendant les formations. Cet accord d’établissement est entré en vigueur en 2018.

Le DRH de BRAMALI est accusé par des travailleurs d’avoir fait des licenciements abusifs. Avec l’entrée en matière de l’accord d’établissement, Mamadou Diallo a procédé à des licenciements ; certains travailleurs ont été redéployés. Mais il a libéré des commerciaux pour recruter des proches, selon des travailleurs. C’est ainsi que la concurrence profite de ces licenciements abusifs de travailleurs bien formés. « BRAMALI est devenu comme une école de formation », déplore un travailleur.

Des travailleurs sont contraints à la démission, comme le cas d’un chef de famille qui a été sommé de signer sa lettre de démission sous la menace de porter son cas devant la gendarmerie. Ce dernier a démissionné après 15 ans de service. Un autre travailleur a été licencié parce que le DRH estime qu’il y a un conflit d’intérêt, alors que l’accord d’établissement ne lui interdit pas de mener une autre activité qui n’est pas la concurrence directe.

Et c’est une cousine du DRH qui l’a remplacé, selon des travailleurs. Les mêmes sources indiquent que de hauts cadres sont partis de BRAMALI et ont été remplacés par des proches du DRH. Mais la goutte d’eau qui a débordé le vase est le dépôt d’un préavis de grève. Avant, les travailleurs avaient tenu une assemblée générale le 14 mars au cours de laquelle ils avaient exigé le départ du DRH.

Le DRH n’a pas démissionné. Ainsi, les travailleurs ont déposé un préavis de grève auprès du Directeur général Benjamin Brown. Ce dernier qui doit quitter le Mali dans moins de 2 mois a décidé de voler au secours de son DRH en difficulté. Ainsi, par un huissier de justice, il a sommé le comité syndical,qui est affilié à l’UNTM, de lui faire en 24 heures les rapports annuels de 2018-2020 sur la gestion des drêches(résidus des matières entrant dans la fabrication des boissons) et les emballages perdus.

Problème, rien n’oblige le comité syndical de faire ces rapports, selon l’accord d’établissement. La gestion des drêches est confiée aux travailleurs depuis 2017. Son prix qui était 11 000 est passé à 21 000 FCFA. Les éleveurs et certains agriculteurs achètent ces résidus.

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