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jeudi, 7 juillet 2022

Campagne agricole 2022-2023 au Mali: Les yeux rivés sur les banques arabes pour sauver l’année

China Eximbank ou les banques arabes pourraient apporter beaucoup en matière de financement de la campagne agricole du Mali. Mais les autorités se tournent rarement vers ces banques alternatives, alors que les institutions financières qui financent habituellement la production agricole sont actuellement sous pression politique de l’UEMOA et d’autres milieux d’affaires.

Ainsi, les choses s’annoncent difficiles pour la campagne agricole, malgré les assurances que l’on donne. Le plus grand challenge de la transition est de pouvoir trouver de l’argent pour financer la campagne agricole en maintenant les subventions. En effet, les subventions des engrais représentent une part de plus en plus accrue des dépenses du secteur agricole.

Les montants des subventions d’engrais représentent près de 90% du coût du programme de subvention portant sur les engrais et les semences. Depuis la crise alimentaire et nutritionnelle mondiale de 2007/2008, les ressources budgétaires allouées à la subvention des engrais agricoles ont connu une augmentation sensible passant d’environ 11 à près de 40 milliards de FCFA entre les années 2008 et 2017.

La soutenabilité et la pérennité de la politique de subvention des engrais est aujourd’hui un des principaux axes de réflexion des pouvoirs publics.  L’ampleur des dépenses liées à ces subventions a été mise en évidence par une mission du Fonds monétaire international conduite au Mali en 2013 et qui avait surtout recommandé au gouvernement malien de préparer une proposition de réforme de la subvention agricole dans le but de limiter son impact sur le budget de l’État.

Malgré son importance dans le financement de l’agriculture, les subventions d’engrais restent peu documentées au Mali et leurs repères historiques méconnus des principaux acteurs. L’analyse de ces repères permet aux acteurs de disposer d’un référentiel historique sur les pratiques passées en matière de subventions agricoles. Elle permet également de rendre compte des évolutions constatées, ainsi que la clarification du contexte actuel.

Les producteurs de coton commencent à se plaindre de la lenteur de l’acheminement de l’engrais dans les villages. D’ordinaire, en mars les camions qui transportent le coton produit par les paysans transportent aussi l’engrais. Mais cette année, rien de cela n’est encore fait.

investirmali.com

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